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2016-10-17

Congrès INFRA 2016

21 au 23 novembre

Biographies des conférenciers : Yves Brosseaud, Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux et Michèle St-Jacques, École de technologie supérieure

Ingénieur diplômé de l'École Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg, M. Yves Brosseaud dispose d'une expérience de plus de 35 ans dans le domaine des matériaux et techniques routières. Il est actuellement directeur de recherche, chargé de mission pour les matériaux bitumineux, et des expertises routières, dans le département matériaux de l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR, ex LCPC). Il exerce ou a eu des fonctions très variées dans le domaine du suivi des techniques de chaussées, de la recherche sur les matériaux bitumineux de chaussées, de l’évaluation et de la mise au point des matériels d’analyse des chaussées, de l’expertise des ouvrages routiers, de l’évaluation de nouvelles techniques, des actions de normalisation française et européenne, de coopération technique à l’étranger et de la formation des étudiants dans des facultés ou écoles d’ingénieurs. De par sa longue expérience et sa polyvalence, M. Brosseaud est considéré comme un « ingénieur spécialiste du domaine routier international ».

Professeure titulaire au département de génie de la construction à l'École de technologie supérieure depuis 1998, Mme Michèle St-Jacques, ing., est spécialisée dans le domaine du génie routier. Ingénieure et physicienne de formation, elle compte parmi ses champs d’activités les matériaux routiers, la sécurité routière, les routes et les aménagements routiers. Plus spécifiquement, elle s’intéresse aux enrobés colorés, aux enrobés tièdes, aux bitumes, à la signalisation, à la circulation, au transport urbain, aux carrefours urbains, aux boulevards urbains, au bruit routier et au partage de la route entre les différents usagers, toujours dans des optiques de sécurité routière et de développement durable. Avant d'entreprendre une carrière universitaire, elle a œuvré plus de 15 ans dans l’industrie et comme expert-conseil, notamment en infrastructures urbaines.  Elle a dirigé, réalisé ou participé à de nombreuses études de faisabilité, d'opportunité, d'impacts et d'implantation relatives à ces domaines, ainsi qu'à la conception et à la préparation de plans et devis.

Résumé

Les enrobés drainants sont une technique déjà très ancienne en France, où les premières applications sur autoroutes et routes à fort trafic remontent au milieu des années 1980. Il s'agissait d'enrobés à forte porosité communicante, de 4 cm d'épaisseur, de granularité principalement 0/14, composée d'une forte discontinuité et surtout de très peu de sable (environ 15 %), à base de bitume pur 35/50, le plus souvent au bitume modifié par des polymères. L'objectif premier était l'amélioration de la visibilité, mais très rapidement d'autres perspectives sont apparues, comme la réduction significative des distances d'arrêt, et donc une très forte amélioration de l'adhérence par temps de pluie, du fait de l'absorption de l'eau. Ces revêtements ont également présenté une forte réduction des bruits routiers sous 'effet combiné d'une moindre émission sonore et d'un effet d'absorption en surface. Toutefois, tout avantage présente aussi ses inconvénients comme les effets du colmatage, et aussi ses conditions particulières concernant la viabilité hivernale. Mais comme tout problème des études et des travaux de recherche permettent de comprendre les phénomènes et de trouver des solutions palliatives à ces inconvénients. 

La présentation dressera un bilan sur:
- les évolutions des formulations d'enrobés drainants issues des nombreux chantiers expérimentaux,
- le comportement thermique particulier, nécessitant l'usage de saumures mieux adaptées pour lutter efficacement contre la neige, l'organisation des circuits de salage,
- le domaine d'emploi, et l'abandon en centre urbain de ces techniques
- le devenir de ces enrobés, de plus en plus délaissés au profit de techniques poreuses mais en très faible épaisseur (BBTM drainant).

On insistera sur l'importance de la composition du mélange pour que les vides restent communicant entre eux, pour éviter les problèmes de désenrobage de ces enrobés drainants. Une réflexion est à mener sur l'intérêt et aux conditions de son développement.

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