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2017-05-31
Auteurs
Sophie Duchesne, INRS, Centre Eau Terre Environnement
Catherine Vaillancourt, INRS, Centre Eau Terre Environnement

Congrès Infra 2017

4 au 6 décembre

Biographies des conférencières

Sophie Duchesne est ingénieure, professeure-chercheure à l’INRS-ETE depuis 2007. Elle est titulaire d’un baccalauréat en génie civil et d’un doctorat en sciences de l’eau. Après une expérience postdoctorale en France, Sophie Duchesne a occupé un poste d’analyste en ressources hydriques au Service des infrastructures de la Ville d’Ottawa, puis elle a été associée de recherche à l’INRS. Elle dirige actuellement des recherches portant sur la gestion durable des eaux pluviales en milieu urbain ainsi que sur la gestion hydraulique des réseaux de distribution d’eau potable.

Catherine Vaillancourt est diplômée de l’École de technologie supérieure en génie de la construction. Lors de ses études, elle a réalisé des stages à Ouranos, à l’Office municipal d’habitation de Montréal ainsi que dans l’équipe de recherche du DRAME de l’ÉTS. Elle a œuvré durant 3 ans chez Dessau en tant qu’ingénieure en hydraulique et hydrologie. Elle y a participé à la réalisation de plusieurs projets, notamment de plans directeurs, de modélisations ainsi qu’à l’élaboration de concepts de gestion optimale des eaux pluviales. Elle termine actuellement sa maîtrise en sciences de l’eau à l’INRS, dirigée par la professeure Sophie Duchesne et codirigée par Geneviève Pelletier de l'Université Laval. Son projet de maîtrise porte sur la caractérisation de la capacité d’infiltration de pavages perméables en climat froid et sur l’impact de l’implantation de sites de pavage perméable sur la gestion des eaux pluviales en milieu urbanisé.

À l’embauche de l'Université Laval depuis juillet 2005, Geneviève Pelletier est professeure titulaire au Département de génie civil et de génie des eaux et directrice de programme de premier cycle en génie des eaux. Elle se spécialise en hydraulique urbaine et, plus précisément, dans la gestion intégrée de toutes les eaux urbaines. Elle développe des méthodologies et des outils pour aider les gestionnaires de l'eau et les ingénieurs à intégrer la qualité de l'eau et le contrôle en temps réel dans la planification, la conception, l'exploitation et la réhabilitation/renouvellement des systèmes de distribution d'eau potable et de collecte des eaux usées, des eaux unitaires et des eaux pluviales.

Résumé de conférence

Les pluies intenses en milieu urbain peuvent provoquer inondations, refoulements des réseaux (pluviaux ou unitaires) et débordements des réseaux unitaires vers le milieu naturel. De plus, l’urbanisation entraîne une modification du cycle hydrologique naturel ainsi qu’une dégradation de la qualité des eaux ruisselées. Les pratiques de gestion optimales (PGO) font partie des moyens qui permettent de réduire ces impacts négatifs des réseaux de drainage urbains. Les pavages perméables (PP) sont une des nombreuses PGO de type « contrôle à la source », qui permettent de réduire les débits et volumes de ruissellement acheminés vers les réseaux d’égouts pluviaux et unitaires. 

L’objectif principal du projet faisant l’objet de cette présentation est d’estimer la performance de l’implantation de sites de pavage perméable à l’échelle de bassins versants (BV) urbanisés. On exposera la méthodologie ainsi que les résultats du projet.

La méthodologie se décline en cinq étapes, soit :

  1. caractériser la capacité d’infiltration de cinq sites de pavages perméables de la grande région de Montréal;
  2. récolter des données de pluie et de débits à l’un des cinq sites, soit celui de l’usine Stonedge à Chambly, à l’aide d’un pluviomètre à auget et d’une sonde niveau-vitesse installée à l’exutoire du site;
  3. modéliser le fonctionnement hydrologique du site de Chambly à l’aide du module intégré LID (Low Impact Development) de SWMM, dont les paramètres sont calés à partir des données d’observations à Stonedge;
  4. créer un modèle amélioré d’unité de PP;
  5. évaluer, par modélisation SWMM, l’effet de l’implantation de sites de PP sur la fréquence et l’ampleur des refoulements et des débordements de réseaux de deux BV urbains réels.

Les tests de capacité d’infiltration ont démontré une très grande capacité d’infiltration des sites de PP, sans égard à la saison ni à l’usage du site. Les observations de pluie et de débits ont été récoltées à Chambly sur une période de 2 ans. Leur analyse a permis de constater, à l’échelle du site, une diminution du volume de ruissellement de 6 à 12 mm par événement de pluie et un décalage de la pointe du débit allant jusqu’à 3 h. Le modèle de PP du site de Stonedge a servi de base pour le calage du module LID de SWMM. Des simulations SWMM sur deux secteurs urbains réels ont permis de constater une réduction notable des dysfonctionnements hydrauliques rendue possible par l’implantation virtuelle de sites de PP.

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