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2014-07-29
Auteurs
Alain Mailhot, INRS-ETE
Guillaume Talbot - INRS-ETE
Bernard Lavallée - Ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques

INFRA 2014
1er au 3 décembre, Palais des Congrès, Montréal
 
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Biographie du conférencier : Alain Mailhot, INRS-ETE

Monsieur Mailhot est professeur à l’Institut National de la Recherche Scientifique, Centre Eau, Terre et Environnement depuis 2002. Détenteur d’un doctorat en Physique, ses principaux travaux de recherche portent sur l’analyse statistique des extrêmes climatiques, la gestion des eaux pluviales et les changements climatiques. Plus récemment, son équipe de recherche s’est intéressée à la question des impacts des changements climatiques sur les probabilités d’occurrence des pluies extrêmes et les conséquences de ces changements en matière de conception d’ouvrages hydrauliques. Leurs travaux actuels portent notamment sur l’utilisation des données non conventionnelles (réanalyses, modèles climatiques) afin d’améliorer l’inférence des extrêmes de précipitations (p. ex. la construction de courbes Intensité-Durée-Fréquence) dans les régions non couvertes par les réseaux de stations météorologiques (p. ex. le Nord-du-Québec). 

Résumé de la conférence

Les surverses de réseaux unitaires représentent un enjeu environnemental majeur. Au Québec, les municipalités doivent transmettre au Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire (MAMROT) diverses données sur les surverses survenant aux ouvrages de surverses (OS) localisés sur leur territoire. Ces données sont archivées dans la base SOMAE et permettent de vérifier que les objectifs environnementaux de rejets à ces sites sont respectés. 

Trois types d’enregistreurs sont utilisés :

  1. les repères
  2. les enregistreurs en continu
  3. les enregistreurs quotidiens

Un modèle simple a été développé afin de prévoir l’occurrence de surverses chaque jour en fonction des pluies enregistrées. Le modèle repose sur l’hypothèse qu’il y aura surverse si la pluie enregistrée dépasse un certain seuil, établi en estimant la probabilité qu’il y ait surverse durant une journée à partir des données de la base SOMAE et en estimant la hauteur de pluie correspondante. Ce modèle a été appliqué à 4285 OS répartis dans l’ensemble du Québec et les seuils de pluie ont été estimés à ces OS. Afin d’évaluer le pouvoir prédictif du modèle, les séries de pluie aux stations voisines à chaque OS ont été utilisées afin de produire les séries «simulées» de surverses. Ces dernières ont été comparées aux séries archivées et le pouvoir prédictif du modèle évalué. Ce pouvoir prédictif a pu être estimé pour 2193 OS (51 %) et est significatif pour 2003 OS (93.3%). Plus de 99% des OS où le pouvoir prédictif est non significatif présentent moins de 5 jours avec surverses en moyenne par année (période du 1er mai au 31 octobre). Ces résultats montrent que le modèle proposé permet de prévoir l’occurrence de jours avec surverse à partir des séries pluviométriques dans le cas des OS avec un nombre appréciable de surverses.

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