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2018-08-21
Auteur
Richard Shearmur, École d'Urbanisme de McGill

Congrès INFRA 2018

19 au 21 novembre

Biographie du conférencier

Après avoir travaillé en Europe dans le secteur immobilier pendant 5 ans, puis complété une maitrise en urbanisme (McGill) et un PhD en Économie Géographique (U. de Montréal), Richard Shearmur a été professeur à l'INRS-UCS pendant une quinzaine d’années. Depuis 2013 il est professeur et urbaniste à l'école d'urbanisme de McGill. Il a publié plus de cent articles, dont une trentaine sur l'innovation — tant au sein d'entreprises manufacturières et de service que de municipalités – et d'autres sur le développement urbain et régional. Il est actuellement directeur de l'école d'urbanisme de McGill.

Résumé de conférence

Introduction Cette intervention ferait état de recherches en cours qui portent sur la notion de 'lieu de travail'. En effet les géographes et les aménageurs conceptualisent en général l'économie selon les lieux de travail. Pour savoir où sont les zones économiques on cherche la localisation des établissements, et on planifie souvent des quartiers, des aménagements et des infrastructures afin de les rendre attractifs ou d'en faciliter l'accès aux travailleurs et aux établissements. Par ailleurs, les codes du bâtiment désignent souvent les normes par type d'immeuble (bureau, logement, commerce…) et le zonage urbain spécifie l'utilisation de terrains. Contexte et justification Mais le travail ne s'effectue plus dans un endroit donné. Pour beaucoup de personnes (mais pas tous) le travail a lieu à de multiples endroits: dans des cafés, dans les transports, dans un lieu de travail désigné, à la maison, dans un espace de co-working…. Par ailleurs, même au sein de lieux de travail désignés la mobilité se fait sentir, avec le 'hot-desking', la création d'espaces de collaboration et de partage etc…, qui aura des conséquences sur le marché immobilier. Bien que ces phénomènes soient visibles autour de nous, nous avons relativement peu d'informations systématiques sur ce qui se passe. Par ailleurs, alors que nous sommes de plus en plus conscients du fait que l'activité économique ne peut pas être assignée à un seul lieu, il est évident que – dans une certaine mesure – cela à toujours été le cas: même avant l'internet certaines personnes lisaient des rapports sur le train et rapportaient du travail chez eux. Ce qui a changé est la facilité de le faire: la téléphonie mobile permet le micro-travail (ex. vérifier ses courriels, texter, coups de fils) à tout moment et à tout lieu; la wifi permet d'accéder à l'information, d'analyser, d'écrire et de communiquer à partir de multiples lieux; et toutes ces technologies permettent la coordination de réunions et de lieux de rencontre (presque) en temps réel. Il s'agit d'abord de comprendre où les personnes effectuent leur travail afin de pouvoir repenser l'aménagement, les infrastructures et la réglementation urbaine en conséquence. La proposition d'intervention Cette intervention viserait à proposer une reconceptualisation de la manière dont l'activité économique se déploie dans la ville, à partir d'études qualitatives préliminaires auprès de deux type de travailleur différents: des travailleurs du savoir (à Waterloo), et des gardiennes d'enfant (dans le Plateau de Montréal). Le déploiement spatial de l'activité économique ne peut plus se comprendre en appréhendant simplement les zones d'emploi (qui ne font que répertorier l'attache géographique administrative de l'employé), mais doit se faire en abordant la trajectoire spatiale de l'employé ainsi que les activités qu'il ou elle effectue au cours de cette trajectoire.

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Repenser l'aménagement urbain en fonction des mobilités: résultats d'enquêtes exploratoires et présentation d'une grille d'analyse
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