L'impact des déversements d'éout unitaire (DEU) sur les plans d'eau est bien documenté : ils constituent de graves menaces pour la qualité de l'eau, les écosystèmes et la santé publique. L'exposition aux contaminants issus de ces déversements peut entraîner des maladies hydriques, ce qui souligne l'importance cruciale d'une gestion efficace des eaux pluviales.
La réduction des effets des OSC peut être réalisée grâce à diverses solutions, notamment les infrastructures vertes et bleues (IVB). Cependant, leur mise en œuvre se fait souvent de manière opportuniste plutôt que stratégique, en fonction des occasions qui se présentent.
De plus, les simulations réalisées dans le cadre du changement climatique entraînent une hausse des événements extrêmes, nécessitant une adaptation de l'aménagement urbain et de la conception des infrastructures.
Cet article propose un indice de priorisation pour orienter le choix des emplacements des mesures d'atténuation, à la fois dans les conditions actuelles et selon les scénarios climatiques projetés. L'efficacité du modèle est validée, et des simulées par le Modèle régional canadien du climat, version 5 (CRCM5), sont utilisées, révélant une augmentation exponentielle des événements de CSO au fil du temps en raison du changement climatique.
L'importance de la localisation spatiale dans la priorisation des bassins urbains pour la mise en œuvre des mesures d'atténuation est soulignée, offrant aux urbanistes des informations précieuses pour relever les défis liés au climat et protéger les plans d'eau.
